Classement

Vous faites partie du TOP 10 !

Retrouvez les meilleurs pilotes de la galaxie !

score
lvl
{{ ranking.position }}
{{ ranking.user_name }}
{{ ranking.best_score }}
{{ ranking.best_level }}

Classement

Vous faites partie du TOP 10 !

Retrouvez les meilleurs pilotes de la galaxie !

score
{{ ranking.position }}
{{ ranking.user_name }}
{{ ranking.best_score }}

Inscrivez-vous

Pour enregistrer votre score et être contacté si vous êtes tiré au sort 
Votre inscription a bien été prise en compte
{{{ btnConfirmationLabel }}}

Inscrivez-vous

Pour enregistrer votre score et être contacté si vous êtes tiré au sort 
Votre inscription a bien été prise en compte
{{{ btnConfirmationLabel }}}
Retour

Le tourisme interstellaire : des sauts de puce aux années lumières

20 avril 16

Au dernier recensement, effectué en 2737, le système solaire comptait plus de 25 milliards d'habitants, dont seulement 20 % vivaient encore sur Terre. Depuis la colonisation de la Lune et de Mars – et alors que la terraformation de Vénus et de Saturne est en cours depuis 2730 – les humains ont essaimé, quitté leur bon vieux berceau bleu et vert, et sont partis voyager, d'abord autour du soleil, puis, très vite, dans toutes les galaxies de l'univers, auxquelles tunnels et trous de vers installés au siècle dernier nous ont ouvert l'accès. Aujourd'hui, il existe plus de destination de vacances dans l'univers que sur Terre… Et vous, quelle est votre destination préférée ?

Si les stations balnéaires de Mars sont encore réservées aux plus nantis d'entre nous, il est de plus en plus simple de se rendre sur les planètes aquatiques des systèmes solaires de notre galaxie. Des navettes low-cost permettent aux fortunes les plus réduites de passer au moins un mois par an sur des rives extra-terrestres, au milieu d'autres intelligences, et cela fait longtemps que l'état finance la régénération spirituelle de ses citoyens en leur permettant aussi souvent que possible d'aller se ressourcer sur plusieurs milliers de planètes différentes.

Le temps des vaisseaux spatiaux antiques, qui vous clouaient à votre fauteuil et dont le passage à la vitesse supra-luminique provoquait nausées et oreilles bouchées, est révolu. Et que les grands inquiets se rassurent : le dernier accident remonte à la génération de nos grands-parents. Vous rêvez, néanmoins, de voyager par vous-même, hors de l'emprise des centres de contrôle ? Embarquez dans un vaisseau individuel et activez votre caisson cryogénique : les études les plus récentes ont révélé que plus de 57 % de l'univers restait à explorer. Des millions d'intelligences ayant établi le contact avec nous restent encore à rencontrer. C'est autant de rencontres à faire et de langages à découvrir, de créatures à comprendre et à apprivoiser. Vous deviendrez peut-être l'un de ces explorateurs citoyens – à condition de revenir : le complexe des Lotophages, qui consiste à renoncer au voyage de retour, est en effet plus répandu que jamais.

Comme chacun sait, les décalages temporels qui faisaient, aux premiers siècles du troisième millénaire, que nous revenions des voyages à l'autre bout de la galaxie en ayant vieilli différemment de nos semblables restés sur Terre, ont été résolus grâce à des procédés de réadaptation mentale et de rétrogradation temporelle permettant de revenir sur Terre au moment où nous sommes partis, ou presque. Mais certaines contrées interstellaires sont, dit-on, plus douces encore que l'esprit humain peut se le figurer : et le risque principal des voyages, aujourd'hui, est de n'en jamais revenir, pour avoir trouvé le bonheur ailleurs.

Quant à la Terre, grâce l'exode spatial des XXIVe et XXVe siècle, elle a retrouvé une population idéale de quatre milliards d'habitants, un chiffre qu'elle n'avait pas connu depuis… la fin du XXe siècle ! On y compte également, en permanence, un milliard de touristes, issus des colonies solaires ou d'autres systèmes – notre planète originelle, devenue spécialement populaire ces dernières années parmi les civilisations stellaires, pourrait être élue capitale provisoire de l'Univers pour les années 2743-2744. L'air, qui a retrouvé la pureté des époques pré-humaines, et les forêts, qui ont regagné plus de 70 % du territoire défriché depuis la fin de la préhistoire, offrent autant de nouvelles destinations de voyage, et de nouvelles espèces intelligentes semblent même se développer.

Les déplacements s'y effectuent par tunnels sous-marins majoritairement, semblables à ceux qui quadrillent la surface de Mars : on s'y déplace en capsules pressurisées à haute-vélocité, et la ligne Tokyo-Los Angeles, rendue entièrement transparente au tournant du siècle (les travaux se sont étendus de 2698 à 2710!) permet d'observer les innombrables communautés de baleines et les bancs de poissons qui peuplent l'océan Pacifique.

Une vue tout aussi spectaculaire est offerte à ceux qui font le choix du voyage aérospatial, deux fois plus rapide que les capsules, qui permet par exemple de relier Paris et Sydney en 32 minutes – décollage et atterrissage compris ! C'est peu de temps pour jouir de la vue et observer les aurores boréales onduler sur les pôles, mais là encore, ceux qui voudraient passer un peu de temps dans l'espace n'ont que l'embarras du choix. Les experts prédisent qu'au rythme actuel, on pourrait trouver d'ici cinq ans plus de stations spatiales en orbite que d'hôtels sur Terre ! Des chercheurs travaillent ainsi à revêtir ces stations d'un matériau qui les rendrait invisibles : l'anneau artificiel qui fait de la Terre une petite sœur de Saturne pourrait s'estomper, et rendre par là aux astronomes de la Lune et de Mars une vision de leur planète qui ne soit pas entravée par les récentes constructions orbitales.

Et puisque les voyages, c'est aussi du temps passé à se détendre, hors des voyages supra-luminiques et des caissons de cryogénisation de confort, il reste deux options dites « lentes » : d'abord les croisières interstellaires. Comptez de trois à six semaines pour un trajet de la Terre à Mars, et de six à huit mois pour vous rendre du système solaire à Proxima du Centaure. C'est encore particulièrement rapide comparé au temps que de tels voyages auraient pris, il y a 500 ans de cela ! L'autre option, c'est le voyage à pied. Posez-vous sur la planète de votre choix, et marchez. Vous ne ferez guère plus de 30km en une journée – un saut de puce, un milliardième de la distance que vous auriez parcourue en vaisseau. Mais l'infiniment grand et l'infiniment petit se ressemblent infiniment – et vous pourriez découvrir autant de choses, sur le monde et sur vous-mêmes, qu'en traversant l'univers.

 

Auteur : Camille Brunel Illustration : Léonard Dupond

Voir aussi
fermer

Crédits

Site édité par
BNP Paribas

En partenariat avec
Europacorp

Agence
WE ARE SOCIAL

Production
MAKE ME PULSE

Films réalisés par
La Cité du Cinéma

Crédits articles
The Good Life / Usbek & Rica

Crédits photos
The Good Life / Usbek & Rica / Europacorp